Des livres pour changer de vie Rotating Header Image Comment se faire des amis fév 18th, 2009 by Olivier Roland. Titre original : How to win friends and influence people Comment se faire des amis - Dale Carnegie Phrase-résumée du livre : Pour se faire des amis, influencer les autres et les gagner à notre cause, il est important de savoir ménager leur égo ; ceci passe par un cha... (展开全部) Des livres pour changer de vie Rotating Header Image Comment se faire des amis fév 18th, 2009 by Olivier Roland. Titre original : How to win friends and influence people Comment se faire des amis - Dale Carnegie Phrase-résumée du livre : Pour se faire des amis, influencer les autres et les gagner à notre cause, il est important de savoir ménager leur égo ; ceci passe par un changement important dans notre comportement de tous les jours, qui consiste à ne plus critiquer, à s’intéresser réellement aux autres, à sourire, à retenir le prénom de nos interlocuteurs, à leur faire sentir leur importance, à ne jamais leur dire qu’ils ont tort, à parler de nos erreurs avant de parler des leurs, à motiver, à complimenter sincèrement, et de manière générale, à toujours ménager leur amour-propre. Par Dale Canergie, 1936 (première édition), 1981 (édition révisée la plus récente), 250 pages. Chronique et résumé du livre : Après GTD, ce livre est le deuxième best-seller de mon défi fou du Personal MBA, et certainement l’un des plus connus. Il s’est vendu à plus de 45 millions d’exemplaires de part le monde depuis sa première publication - au modeste tirage de cinq mille exemplaires - en 1936. Le livre a fait l’objet de plusieurs révisions depuis la mort de l’auteur en 1955, par sa femme et sa fille, principalement afin de remettre au goût du jour les exemples donnés par l’auteur, concernant des personnalités célèbres en 1936 mais oubliées depuis - sans qu’elles touchent au fond de l’oeuvre en elle-même. L’auteur commence en nous confiant 8 règles pour bien utiliser son livre, qui me semblent fort pertinentes et applicables à de nombreux livres de non-fiction : 1. Avoir un grand désir d’apprendre et d’appliquer les principes qui régissent les communications et les rapports entre les êtres humains. 2. Lire deux fois chaque chapitre avant de passer au suivant. 3. Interrompre fréquemment nos lectures pour nous interroger sur nos possibilités personnelles d’application de chaque principe. 4. Souligner les idées importantes. 5. Revoir le livre tous les mois. 6. Mettre ces principes en pratique chaque fois que l’occasion se présente. 7. Transformer ce livre en un jeu amusant : demander à nos amis un gage à chaque fois qu’ils nous surprennent à enfreindre les règles. 8. Contrôler chaque semaine les progrès que nous faisons. Nous demander quelles fautes nous avons commises, quels progrès nous avons accomplis, quelles leçons nous avons tirées. Première partie : Trois techniques fondamentales pour influencer les autres * Chapitre 1 : Si vous voulez récolter le miel, ne bousculez pas la ruche En 1931, Francis “Two Guns” Crowley, un gangster et assassin qui avait notamment tué de sang-froid un policier alors que celui-ci lui demandait son permis de conduire, fut arrêté dans l’appartement de sa petite-amie, après un siège qui mobilisa cent cinquante policiers ! Il fut prit vivant, mais, croyant bientôt mourir, il avait pris le temps d’écrire une lettre. Était-ce une lettre de repentir, une lettre de remords pour les crimes qu’il avait commis ? Non, il y disait “Sous ma veste bat un coeur las, mais bon, et qui ne ferait de mal à personne“. Il fut condamné à la chaise électrique. Lorsqu’il arriva à la chambre d’exécution, se répandit-il en excuses, déclara t-il qu’il éprouvait des remords ? Non, il dit “Voilà ma punition pour avoir voulu me défendre”. Al Capone, le plus tristement célèbre gangster de tous les temps, disait lui-même : “J’ai passé les meilleures années de ma vie à donner du plaisir et de l’amusement aux gens, et quelle a été ma récompense ? Des insultes et la vie d’un homme traqué !“. Souvent, les gangsters, criminels et malfaiteurs justifient leur comportement par tout un tas de raisonnements logiques ou fallacieux. Or, si des criminels aussi notoires que Francis Crowley ou Al Capone se considèrent comme innocents, que pensent alors d’eux-même des gens comme vous et moi, que nous rencontrons chaque jour ? Ceci est une loi universelle qui est parfois très difficile à accepter : 99 fois sur cent, l’être humain se juge innocent, quelle que soit l’énormité de sa faute. La critique est donc vaine, puisqu’elle met l’individu sur la défensive et le pousse à se justifier, et elle est dangereuse, car elle blesse l’amour-propre et provoque de la rancune. La critique est comme un pigeon voyageur : la personne que nous désirons blâmer et corriger fera tout pour se justifier et nous condamnera en retour. Ou, bien souvent, elle s’exclamera : “Je ne vois pas comment j’aurais pu agir d’une autre manière !”. Lorsque l’on étudie la vie des hommes considérés comme de grands meneurs d’hommes, comme Abraham Lincoln - que Dale Carnegie a étudié de manière très complète, écrivant même une biographie, Lincoln the Unknown - on s’aperçoit qu’en général, ils manient la critique avec une extrême précaution et font tout pour conserver l’amour propre de ceux à qui ils font des reproches. Au lieu de condamner les personnes, il est préférable d’essayer de les comprendre, de découvrir le mobile de leurs actions. Cela est beaucoup plus agréable et productif que de critiquer, et cela nous rend plus tolérants, compréhensifs et bons. Principe 1 : Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas. * Chapitre 2 : Le grand secret des relations humaines Il n’y a qu’un moyen au monde pour amener une personne à accomplir une action : c’est de susciter en elle le désir de cette action. Évidemment, il est toujours possible d’employer la force ou l’autorité ou le chantage, mais ces méthodes ont bien plus d’inconvénients que d’avantages. C’est seulement en vous donnant ce que vous voulez que je parviendrai à vous faire agir. Or, quels sont nos besoins ? Dans une liste préfigurant quelques peu la pyramide de Maslow, Dale Carnegie nous liste les différents besoins que nous réclamons avec une insistance inlassable : 1. La santé et la conservation de la vie 2. La nourriture 3. Le sommeil 4. L’argent et les biens qu’il procure 5. La survivance future 6. La satisfaction sexuelle 7. Le bonheur de nos enfants 8. Le sentiment de notre importance Très souvent, la plupart de ces besoins sont satisfaits, mais il en est un qui est rarement contenté, alors qu’il est aussi profond, aussi impérieux que la faim. Ce que Freud appelle “le désir d’être reconnu”, ce dont William James parle comme “le principe le plus profond de la nature humaine” : c’est la soif d’être apprécié, reconnu, d’être considéré comme important. Ce désir distingue les hommes des animaux, chez qui il n’existe pas. C’est ce désir d’importance qui a poussé de nombreux hommes à la naissance pourtant misérable à réaliser un glorieux destin, comme Lincoln, Dickens ou Rockefeller, et c’est ce désir qui pousse les hommes à s’acheter des voitures bien trop grosses pour leur besoins ou une maison bien trop vaste pour eux. Dites-moi comment vous comblez ce besoin, et je vous dirai qui vous êtes. La manière dont nous comblons ce besoin est un des traits qui caractérise le mieux notre personnalité. Certains le comblent en allant jusqu’au crime, comme la tristement célèbre bande à Bonnot, d’autres en écrivant des chefs-d’oeuvres de la littérature, en bâtissant des empires commerciaux, ou en aidant les autres de toutes leurs forces, jusqu’à leur dernier souffle. L’Histoire est pleine de détails amusants sur des personnages célèbres qui s’efforcent de montrer leur importance, de George Washington, qui exigeait qu’on l’appelât “Sa Grandeur le Président des Etats-Unis” jusqu’à Victor Hugo qui désirait donner son nom à la ville de Paris. Note : Et il suffit de se balader au cimetière du Père Lachaise et de lire les épitaphes pour se rendre compte que ce besoin d’importance accompagne nombre d’hommes jusque dans leur mort. Or, quelle est la meilleure manière de donner à une personne cette importance qu’elle réclame tant ? C’est de le complimenter. Il ne s’agit pas ici de pratiquer la flatterie, grossière ou non, qui est dangereuse et finit souvent par se retourner contre le bonimenteur. Il s’agit d’une nouvelle attitude mentale, d’une nouvelle manière de vivre : chercher chez les autres leurs qualités et les complimenter sincèrement, leur faire part de notre admiration quand nous en avons. L’éloge sincère est le miel des relations humaines - tout le monde le recherche et l’apprécie hautement. Principe 2 : Complimentez honnêtement et sincèrement. * Chapitre 3 : Qui en est capable a le monde avec lui, qui ne l’est pas reste seul Pourquoi toujours parler de ce que nous désirons ? C’est vain, puéril et absurde. Évidemment, chacun d’entre nous s’intéresse à ce qu’il désire. Nous nous y intéresserons éternellement. Mais nous serons les seuls à y penser. Tous les autres sont semblables à nous sous ce rapport et ne préoccupent que de ce qu’ils pensent. C’est pourquoi, la seule façon d’influencer son voisin est de lui parler de ce qu’il veut et lui montrer comment il peut l’obtenir. C’est le secret du succès : se mettre à la place de l’autre, et considérer les choses à la fois de son point de vue et du nôtre. Car l’action naît de nos désirs fondamentaux, et pour influencer les autres il faut avant tout susciter chez un eux un ardent désirer d’agir. Principe 3 : Motivez souvent pour faire ce que vous proposez. Deuxième partie : Six moyens de gagner la sympathie des autres * Chapitre 4 : Pour être partout le bienvenu Aimez-vous les chiens ? Si oui, pourquoi ? Est-ce que par hasard le fait que le chien vous est totalement fidèle, vous aime spontanément et sincèrement et vous fait la fête quand vous rentrez chez vous n’y est pas totalement étranger ? Est-ce que vous appréciez quand il vous saute dessus en agitant la queue, la langue pendante, à peine la porte ouverte, s’oubliant complètement pour vous accueillir ? Nous connaissons tous des gens qui peinent toute leur vie pour que les autres s’intéressent à eux. Vains efforts ! Les personnes ne songent qu’à elles-même. Elles y pensent le matin, le midi et le soir. Quand vous regardez une photo d’un groupe duquel vous faites partie, qui regardez-vous en premier ? Ainsi pour que les autres s’intéressent à vous, vous devez d’abord vous intéresser à eux. Tous, que nous soyons mendiant ou roi, nous aimons ceux qui nous admirent. Vous voulez vous rendre sympathique ? Alors notez les anniversaires dans votre agenda et souhaitez-les, accueillez les personnes avec chaleur et empressement au téléphone, montrez votre admiration et votre intérêt sincère quand l’occasion se présente. Publius Syrus le disait déjà il y a plus de deux mille ans : Nous nous intéressons aux autres quand ils s’intéressent à nous. Comme pour tous les conseils de ce livre, celui-ci doit être appliqué avec la plus totale sincérité. Ainsi, vous pourrez même toucher le coeur des êtres les plus puissants et les plus intouchables. Principe 4 : Intéressez-vous réellement aux autres. * Chapitre 5 : Un moyen facile de faire une bonne première impression Les actes en disent plus que les paroles. Le sourire dit : “Vous me plaisez”, “Je suis content de vous voir”, “Votre présence me rend heureux”, etc. Évidemment, il s’agit du sourire sincère, large et spontané qui séduit et réconforte, pas du sourire mécanique et faux qui irrite au lieux de plaire. L’exemple le plus frappant de l’effet d’un sourire sincère est le sourire d’un enfant.
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